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10.04.2012
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25.07.2017
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Derniers commentairesles militaires congolais et rwandais se sont affrontés mercredi 11 juin sur la colline de kanyesheja, dans la
Par rutshuru, le 27.04.2015
En République démocratique du Congo, l’incertitude politique, l’insécurité physique et juridique, ont occasionné la fuite des capitaux, un processus de désinvestissement et une chute drastique des recettes du trésor qui dépassent à peine 1 milliard de dollars au premier semestre 2017, renseigne une analyse que L’Avenir a pu consulter.
Ainsi, la consommation des réserves de change de la Banque centrale ne permet plus de couvrir que 2 à 3 semaines d’importations ; la monnaie nationale, le Franc congolais, s’est fortement dépréciée sur le marché de change, en particulier par rapport au dollar américain qui s’échange à ce jour à près de 1.700 FC/1$ contre 930FC/1$ l’année dernière à la même période, soit une dépréciation de plus de 65%. Selon la prévision du FMI, sans appui budgétaire extérieur conséquent, en décembre de cette année un dollar américain s’achètera à 2000 FC, soit une dépréciation de plus de 100% par rapport au taux d’octobre 2016. Le taux de croissance annuel de l’économie nationale qui était de 7% en décembre 2016 n’atteindra pas 4% à la fin de l’année en cours, selon les prévisions les plus optimistes. Les prix de denrées alimentaires et du carburant ont augmenté d’environ 25% par rapport à leur niveau de janvier dernier. La loi de finances pour l’exercice 2017 promulguée récemment fixe le budget de l’Etat à moins de 5 milliards USD en recettes propres au taux moyen de dollar américain, déjà dépassé, de 1425.25 FC/ 1$, alors qu’en 2016 ce budget était d’environ 9 milliards USD, soit une baisse de 50% en quelques mois.
Une inflation toujours en hausse
C’est ici pour l’Instit National de la Statistique (INS) de constater que l’inflation hebdomadaire du 17 au 22 Juillet 2017 est de 3,852% au niveau national et 4,048% à Kinshasa. En cumul, l’inflation se situe à 28,467% au niveau national et 28,939% à Kinshasa
L’inflation annualisée est à 56,702% au niveau national et 57,737% à Kinshasa. En glissement annuel, l’inflation est de 40,729% au niveau national et 42,045% à Kinshasa.
L’inflation de la semaine est consécutive à la hausse des prix des pains et céréales, des viandes, des charcuteries, des laits et produits laitiers, des mayonnaises, des huiles importées, des huiles de palme, des fruits locaux, des pommes importées, des certains légumes, des pommes de terre, des sucres, des épices, des pagnes super wax, wax Hollandais et des wax super sosso, des pyjamas, des chaussures et Ketchs, des services de blanchisserie, des produits pharmaceutiques, des examens médicaux, des services médicaux, des meubles et articles d’ameublement, des ciments locaux, des appareils électroménagers, des services d’hébergement et de restauration, des matériaux de construction, des peintures à l’eau et à l’huile, des brosses pour peinture, des pièces de rechange et accessoires des véhicules, des pneus de vélo, des vélos, des post récepteurs, des Disk Compact, des jouets pour enfants, des manuels scolaires, des fournitures scolaires, des sacs pour écoliers, des biens de soins corporels, des lames de rasoir (BIC), des allumettes, des bandes hygiéniques et des sacs de voyage.
Sous l’effet combiné de la contraction des ressources de l’Etat, de la dépréciation monétaire et de l’inflation, non seulement les salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat sont devenus plus insignifiants qu’en janvier 2017 et les arriérés s’accumulent de plus en plus aussi bien dans le secteur public que parapublic jusqu’à 5 mois, mais aussi le pouvoir d’achat des populations s’est effrité d’au moins 50% au cours de six derniers mois.
Le délabrement des infrastructures de base hydrauliques, énergétiques, routières, sanitaires et scolaires s’est accentué ; la tension sociale est perceptible, plus particulièrement dans les villes où environ 80% des jeunes sont au chômage ; des scandales financiers éclatent dans les médias nationaux et internationaux.
Rarement on a assisté à un tel acharnement. Au point que cela finit par perdre toute crédibilité. Sur le jeune Chef de l’Etat de la RD Congo pleuvent, à une cadence effrénée, accusations et dénonciations, les unes plus rocambolesques que les autres, dans les médias occidentaux dits mondiaux.
Il y avait déjà eu cette fausse affaire de la BGFI, la succursale d’une institution bancaire internationale qui compte un proche de Joseph Kabila parmi ses administrateurs et héberge les comptes de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Un de ses employés, manifestement circonvenu par des opposants au régime de Kinshasa, avait fait sensation en dénonçant des détournements de fonds décaissés par le gouvernement en faveur de la centrale électorale. Sans grand succès, parce que l’affaire qui a fait la une des plus grands quotidiens européens s’était avérée fausse après les démentis de la Ceni aussi bien que de la BGFI.
Ensuite, rien qu’en ce mois de juillet 2017, au moins trois « affaires » de détournements ou d’enrichissement illicite présumés de « proches de Joseph Kabila » ont fait la Une de la grande presse européenne. A commencer par cette affaire du Yacht de luxe, propriété d’Afritec SA et de l’héritier de l’entreprise de construction rd congolaise, Alain Wan, attribuée à Joseph Kabila. Le bateau amarré dans un port sud-africain aurait couté la bagatelle somme de 25 millions d’Euros, un pactole présenté comme acquis par des moyens illicites par cette entreprise qui existe depuis les années ’70 en RD Congo.
Bloomberg, GEC, Global Witness
La semaine dernière, c’est l’agence Bloomberg et Global Witness qui sont montés au créneau. L’agence de presse économique a fait sensation en révélant que Zoé Kabila, le jeune frère du Chef de l’Etat de la RD Congo, aurait créé ou détenu des parts dans au moins une douzaine d’entreprises brassant « des millions de dollars US ».
Mais Bloomberg a été doublé, sur ce terrain de la dénonciation des richesses présidentielles, par un ancien expert onusien reconverti en chercheur … contre le pouvoir en place à Kinshasa. Jason Stearn, qui a déjà eu maille à partir avec le gouvernement rd congolais pour ses rapports « un peu trop intéressé ». Se parant du manteau d’un lanceur d’alerte, il a fait état de la possession ou de la participation de proches de Kabila dans près de… 80 entreprises en RD Congo.
C’est dans cette foulée que Global Witness a fait état de « quelque 750 millions de recettes minières détournés en trois ans en RD Congo », sans préciser par qui. Même si dans un rapport rendu public le 21 juillet 2017, l’ONG internationale a accusé des administrations fiscales et des entreprises minières installées au pays d’y être impliquées.
Global Witness estime en fait que les sommes perçues par ces administrations fiscales et entreprises minières publiques et qui « n’ont pas été versées au Trésor public » représentaient 149 millions de dollars en 2013, 314 millions de dollars en 2014 et 291 millions de dollars en 2015, apprend-on.
Couler Kabila
Ces dénonciations surviennent à un moment plus que suspect, caractérisé par la multiplication d’initiatives politiques étrangères, essentiellement occidentales, pour le moins saugrenues, dans le but à peine voilé de « couler » le pouvoir en place à Kinshasa depuis au moins 2006. « Arrivé à la fin de son dernier mandat présidentiel, Joseph Kabila doit partir », répète-t-on avec insistance.
Fin décembre 2016, par l’intermédiaire de ses relais cléricaux en RD Congo, les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), les mêmes puissances occidentales avaient réussi à faire signer à une trentaine d’acteurs politiques et de la société civile un accord politique.
L’Accord dit de la Saint Sylvestre, conclu le 31 décembre 2016, est une entente de gestion concertée du pouvoir durant la période préélectorale en RD Congo, conçue pour « assurer une transition pacifique au sommet de l’Etat ».
En principe. Mais dans la pratique, tout se passe comme si les puissances économiques et financières occidentales voulaient substituer cet arrangement particulier entre acteurs politiques et sociaux à la constitution rd congolaise, et ainsi régler les comptes une fois pour toutes au jeune Chef de l’Etat rd congolais.
« Il doit être appliqué dans son intégralité », insiste-t-on dans une certaine communauté internationale ainsi que dans les rangs d’une partie de l’opposition rd congolaise chauffée à blanc. C’est-à-dire, en fait, que cet accord doit être appliqué en ce qu’il réduit les pouvoirs du Président de la République avant la tenue des élections.
L’objectif poursuivi par les auteurs de cette véritable conspiration est de s’assurer que Kabila, ses proches et ceux qui le soutiennent quittent effectivement le pouvoir « coûte que coûte » et quoiqu’en dise la constitution évoquée désormais uniquement pour des raisons purement cosmétiques.
Couplée à cette hargne des puissances occidentales, connues pour leurs propensions prédatrices sur le continent africain, la pluie de dénonciations sur Joseph Kabila et ses proches est à cet égard plus que suspecte.
Cela fait exactement deux semaines que le Premier ministre Bruno Tshibala a promis d’arrêter l’hémorragie en mettant fin à la chute vertigineuse et spectaculaire du Franc Congolais face au dollar américain.
En effet, le 12 juillet 2017, sur instruction de Bruno Tshibala, une réunion s’est tenue à la Primature autour de la dépréciation du Franc Congolais par rapport au dollar américain.
Selon les conclusions de la rencontre de trois heures dirigée par le professeur Michel Nsomue, directeur de cabinet du Premier ministre, il fallait, en ce mois de juillet, travailler avec la Banque centrale du Congo au travers d’une commission qui aura pour mission de ramener le Franc congolais de 1570 FC à 1000 FC le dollar américain.
Deux semaines après, la tendance est davantage à la hausse. La lanterne est au rouge. Aujourd’hui, un dollar américain se change à 1700 FC. Et visiblement, la solution n’est pas pour demain. La monnaie nationale continue à subir une dégringolade sans précédent. La santé économique du pays nécessite des soins extrêmement délicats. Sinon, c’est le chaos. La main tendue à la Banque mondiale est retournée vide. Les institutions de Bretton Woods exigent des garanties politiques avant de mettre la main à la poche et sauver l’économie de la RDC. Les mesures prises pour réduire la masse monétaire sur le marché n’ont pas produit d’effets escomptés. Le dollar prend continuellement d’ascendance à une vitesse exponentielle.
La descente aux enfers du Franc Congolais entraîne une détérioration du tissu social des Congolais. Ces derniers assistent impuissants à une dégradation totale de leurs conditions de vie. La précarité est indescriptible.
Les fonctionnaires de l’Etat sont parmi les premiers à subir cette hécatombe. Ils exigent l’actualisation de leur salaire au taux du jour. Car le pouvoir d’achat, au départ faible, est sensiblement réduit de moitié. Par conséquent, ils menacent d’aller en grève au cas où leur salaire ne serait pas réajusté. De même que les médecins qui ont déjà ôté leurs blouses blanches pour le même objet. Les professeurs d’universités leur emboitent les pas d’ici-là, mais sont encore en pourparlers avec le gouvernement. Cela risque de toucher également les magistrats, voire des enseignants de l’EPSP qui tiennent souvent leur assemblée générale la veille de la rentrée scolaire. Le pays entier risque d’être paralysé.
Dans l’entre-temps, les prix de différents produits ne cessent de prendre de l’ascenseur sur le marché. Bientôt le litre du carburant à la pompe sera revu à la hausse. Le président de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO) a déjà tenu une réunion avec l’Hôtel de ville de Kinshasa et obtenu la majoration du tarif de transport en commun.
Le mal prend donc des proportions inquiétantes. Le président de la République et le Premier ministre doivent monter des stratégies et tout mettre en œuvre pour épargner le pays d’une catastrophe économique qui profile déjà à l’horizon.
Les 373 détenus de la prison centrale de Beni à Kangbayi vivent depuis un mois sans nourriture, ont indiqué lundi des sources de la société civile. Cette situation est consécutive à l’insécurité qui prévaut depuis des semaines aux alentours de cette maison carcérale, a expliqué à Radio Okapi Tshongo Makelele, le directeur de cette prison.
Le 11 juin dernier, des hommes armés avaient attaqué cette prison et occasionné l’évasion de centaines de détenus jugés dangereux. Depuis, la maison carcérale ne reçoit plus de rations pour les prisonniers et les proches des détenus hésitent à faire un tour dans l’établissement pour apporter de l’assistance à leurs proches, a indiqué M. Makelele. Il lance un appel aux dons pour aider les prisonniers de Kangbayi.
«Nous avons un sérieux problème à Kangbayi. Les détenus n’ont pas à manger, et ça fait beaucoup de jours. C’est presque un mois que nous n’avons rien dans notre dépôt et présentement nous n’avons pas à manger. Nous lançons un cri d’alarme. Je fais un appel aux personnes de bonnes volontés, aux ONG, même à la MONUSCO et aux chrétiens de nous venir en aide», a-t-il déclaré.
Environ quarante-cinq éléphants ont été abattus au premier semestre de 2017, dans le parc national de la Garamba, situé à cheval entre les territoires de Dungu et Faradje (Haut-Uélé). Le directeur chef de site adjoint de ce parc, Aladji Somba, a livré ces chiffres, mercredi 12 juillet, à Radio Okapi.
Il attribue ce braconnage aux rebelles LRA, aux rebelles sud-soudanais, aux éleveurs Mbororo ainsi qu’aux groupes armés locaux. Aladji Somba indique également que le parc national de la Garamba fait face à plusieurs menaces.
«Nous avons une pression sur la gestion du parc. Nous avons des menaces qui viennent des pays voisins tels que les LRA qui viennent de la RCA et traversent la frontière à la recherche des ivoires dans le parc. Nous avons d’autres menaces des rebelles qui viennent du Soudan du Sud», a-t-il dénoncé.
Par rapport au premier semestre 2016, Aladji Somba reconnait quelques avancées dans la gestion du parc de la Garamba: «Au premier semestre de l’année 2016, nous avions perdu environ 88 éléphants».
D'une superficie de 12 500 km², le parc national de la Garamba compte trois domaines de chasse.
Le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya a confirmé, jeudi 23 avril, l’incursion d’une centaine de militaires rwandais dans la localité de Kasizi, à environ 120 km au nord-est de Goma, en plein parc des Virunga, qui s’étend des deux côtés de la frontière congolo-rwandaise dans territoire de Nyirangongo (Nord-Kivu).
« Je confirme l’infiltration des éléments de l’armée rwandaise sur le sol congolais, à l’intérieur du territoire national, à presque un kilomètre sur la colline appelée Musongoti», a déclaré Julien Paluku depuis la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu.
Alertées par les gardes du parc, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont organisé, mercredi, une patrouille dans le territoire de Nyirangongo pour essayer de vérifier cette allégation.
Selon le gouverneur du Nord-Kivu, les éléments FARDC qui voulaient s’approcher de ces militaires rwandais pour connaitre la raison de leur présence en ce lieu ont essuyé des coups de balle.
Un soldat congolais qui a été grièvement blessé lors des échanges de tirs avec les militaires rwandais sur la colline Musongoti vers le territoire de Rutshuru, est pour le moment admis aux soins interné à l’Hôpital général de Rutshuru, a indiqué Julien Paluku qui affirme aussi avoir écrit officiellement au Mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL pour vérifier ces allégations.
Le gouverneur du Nord-Kivu souhaite que ces soldats rwandais regagnent leur pays et qu’ils arrêtent les provocations. En juin 2014, les militaires congolais et rwandais s’étaient affrontés sur la colline de Kanyesheja, dans la localité de Kabagana II, en territoire de Nyiragongo, à une trentaine de kilomètres au nord de Goma (Nord-Kivu). Les Forces armées de la RDC avaient riposté à une provocation des Forces pour la défense du Rwanda (FDR) qui avaient tenté de s’installer sur une colline de Kanyesheja, sur le territoire congolais.
Une nouvelle rébellion, « fomentée de l'extérieur », serait en gestation en Ouganda a annoncé jeudi le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, dans le cadre d'une conférence de presse sur l'enlèvement de trois personnels des Nations unies près de Goma.
Joint par RFI en Ouganda, Bertrand Bisimwa, leader du M23 réfute cette annonce. « S’il y a une nouvelle rébellion en gestation quelque part, le M23 n’en fait pas partie, assure Bertrand Bisimwa. Parce que le M23 est suffisamment averti des enjeux de l’heure, il ne peut donc pas se permettre aujourd’hui d’offrir un prétexte au gouvernement du pays pour se défaire du processus électoral ou se défaire de ses obligations de traquer les groupes armés y compris les FDLR. Nous savons très bien que si aujourd’hui une rébellion naissait au pays, ce sera une rébellion qui pourrait permettre au gouvernement de se défaire de ses obligations là, et le M23 ne peut pas commettre cette erreur. Nous sommes ici en Ouganda où nous sommes des réfugiés, nous n’avons pas le droit de porter des armes en Ouganda, nous n’avons pas le droit de nous organiser comme un mouvement rebelle contre notre pays, ici, en Ouganda. »
Ce nouveau mouvement se ferait appeler le Mouvement chrétien pour la reconstruction du Congo et serait composé d'ex-combattants du M23 et du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), un groupe armé jadis dirigé par le général « déchu » Laurent Nkunda. « Des informations que nos services sont encore en train de vérifier » avait cependant précisé le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé.
Au Kenya, l'assaut des forces de sécurité est terminé, selon le ministère de l'Intérieur. Le dernier bilan communiqué par les autorités fait état de 147 morts et plusieurs dizaines de blessés. Les shebabs somaliens ont très rapidement revendiqué l'attaque et la prise d'otages.
C'est un véritable carnage qui a eu lieu ce 2 avril au Kenya. Le dernier bilan de l'attaque au campus de l'université de Garissa, revendiquée par les shebabs somaliens, s'élève à 147, dont un policier, un militaire et deux des gardiens du campus. 80 autres personnes ont blessés, dont neuf sont dans un état critique. L'opération des forces de l'ordre est terminée. Ce bilan fait de cette prise d'otage le pire attentat commis sur le sol kényan depuis l'attaque contre l'ambassade américaine de Nairobi en 1998.
Jeudi, juste avant l’aube, quatre hommes armés de fusils mitrailleurs AK47 ont pénétré sur le campus de l'université de Garissa. Ces hommes, membres de la milice shebab ont ensuite pris en otage 400 étudiants environ, répartis dans six dortoirs. Ils ont libéré 50 musulmans, gardant captifs les chrétiens, racontent les journalistes présents sur les lieux. Les étudiants qui ont pu échapper au carnage ont raconté que les assaillants ouvraient le feu au hasard et tuaient tous ceux qu'ils croisaient.
Les forces de l'ordre sont arrivées environ une heure après le début de l'attaque et ont encerclé les bâtiments. Durant les quinze heures suivantes, policiers et militaires échangent des coups de feu avec les quatre terroristes avant de lancer un assaut final vers 22 heures. Dans les ultimes instants, plusieurs terroristes explosent avec leurs ceintures piégées sans que l'on sache précisément s’ils ont volontairement actionné leur engin. Plusieurs policiers sont blessés par ces explosions.
« La plupart des étudiant ont été tués avant même que la police n'arrive sur les lieux,rapporte Ahmed Kossa, un journaliste kényan de Star FM, une radio basée à Garissa. Ils sont morts à la suite de tirs à courte distance. Ceux qui ont pu s'échapper nous ont dit que les hommes armés étaient masqués et qu'ils ouvraient le feu au hasard sur les étudiants. Beaucoup de ces étudiants étaient en état de choc et ne comprenaient pas ce qui se passait sur le campus. Par ailleurs, beaucoup des personnes atteintes par les tirs se sont vidées de leur sang pendant le temps de la prise d'otage et en sont mortes. »
Les quatre assaillants tués
Dans la soirée, jeudi, le ministre de l'Intérieur, Joseph Nkaissery, affirmait que « les quatre assaillants [...] avaient tous été tués par les membres des forces de sécurité qui les ont abattus. Les terroristes portaient des explosifs qui ont détonné » lorsqu'ils ont été touchés.
Une prise d’otages par les shebabs visant des étudiants constitue une première, relève Roland Marchal, directeur de recherches au CNRS et chercheur à Sciences Po Paris.
Le président de la République, Joseph Kabila invite tous les acteurs du secteur de la justice au changement de mentalité. Le chef de l’Etat congolais s’exprimait lundi 27 avril, à l’ouverture des états généraux de la Justice à Kinshasa. Ce forum réunit les experts de l’appareil judiciaire pour faire une autocritique et prendre des mesures pour l’améliorer.
Les participants sont appelés à réfléchir, du 27 avril au 2 mai, sur les maux qui rongent le secteur notamment la corruption, la politisation de la justice qui porte ainsi atteinte à son indépendance, l’impunité et l’iniquité dans les cours et tribunaux.
Face à tous ces problèmes, Joseph Kabila préconise le changement de mentalité.
« Ce qui importe, c’est le changement des mentalités de tous les acteurs du secteur de la Justice qui doivent en toute circonstance avoir un comportement exemplaire qui inspire la confiance et le respect des citoyens », a déclaré le chef de l’Etat.
Il a affirmé avoir demandé l’organisation de ce forum pour une réforme institutionnelle du secteur de la justice.
« Si j’ai demandé au Gouvernement d’organiser les présentes assises, c’est parce que j’ai une conviction profonde qu’en dépit des avancées que nous enregistrons sur le terrain des réformes institutionnelles dans le secteur de la justice, les comptes sont loin d’être faits sur ce qui intéresse les justiciables», a ajouté Joseph Kabila.
Pour lui, chaque citoyen doit avoir accès à son juge naturel.
« Il s’agit de ce qui touche à la dignité de l’homme, à la sécurité de son patrimoine et aux transactions grâce auxquelles il participe à la création de la richesse nationale. Pour rencontrer ces aspirations, l’accès à la justice demeure un impératif majeur afin que chaque citoyen où qu’il soit accède à son juge naturel pour faire valoir ses prétentions », a aussi ajouté le président Joseph Kabila.?